Archives pour la catégorie Littérature



Vénus, étoile du matin, petite patate douce, moi j’ai de l’argent toi tu as de l’or. JM Basquiat.

Quinze jours avant sa mort, à deux heures du matin, il est venu sonner à ma porte. Je lui ai ouvert mais il n’est jamais monté. Il était très mal-en-point et semblait aux abois. Mais il n’a pas pu aller plus loin. Il avait franchi la ligne, la ligne invisible de l’accoutumance à la drogue. Tout accro à l’héroïne sait confusément où passe cette ligne. On la franchit par choix. J’ai choisi de ne pas la franchir.

Je sais qu’il était venu dire au revoir et c’est la chose la plus gentille qu’il ait jamais faite pour moi. Je sais qu’il est venu dire au revoir parce qu’il sentait sa mort imminente mais il a dû soudain changer d’avis. Il ne voulait pas que je le vois dans cet état épouvantable, ravagé par l’héroïne.

Suzanne Mallouk. (En compagnie de Basquiat de Jennifer Clement)

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Rilke – Sans Domicile Fixe – Olympia Alberti – Extrait

« Car vois-tu je suis un étranger et un pauvre. Et je ne fais que passer : mais il faut que tes mains recueillent tout ce qui aurait pu devenir ma patrie, si j’avais été plus fort. » Lettre à Lou (Lou Andreas-Salomé)

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Peter O’Toole – Délit d’intention – Extrait

Chats sur les toits, chats sur les poêles,

Chats à syphilis et chats à poils,

Chats cul plissé qui se poilent,

Dans les joies de la fornication.

Peter O'Toole - Délit d'intention - Extrait dans Littérature 1910

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Cahier rose marbré – Marguerite Duras – Extrait des Cahiers de la guerre et autres textes

Je ne voulais pas sortir avec les jeunes filles de la pension Barbet le dimanche, en rang. C’était exactement impossible à penser – impossible. Je l’avais dit à ma mère. Ma mère comprit que c’était impossible. Elle savait que contre certaine impossibilités que j’éprouvais, il ne fallait pas lutter. Où était-ce que j’arrivais à la convaincre ? je ne crois pas. De même que ma mère avait abandonné l’espoir de me faire lui demander pardon, de même elle abandonna celui de me voir me promener en rang avec la pension Barbet. Je lui avais dit : « C’est impossible » sans expliquer. J’avais ajouté : « C’est ridicule. »

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Repos Dans Le Malheur – Henri Michaud (Plume)

Le malheur, mon grand laboureur,

Le Malheur, assois-toi,

Repose-toi,

Reposons nous un peu toi et moi,

Repose,

Tu me trouves, tu m’éprouves, tu me le prouves.

Je suis ta ruine.

Mon grand théâtre, mon havre, mon âtre,

Ma cave d’or,

Mon avenir, ma vraie mère, mon horizon.

Dans ta lumière, dans ton ampleur, dans mon horreur,

Je m’abandonne.

 

Christopher McCandless – Voyage au bout de la solitude

 Christopher McCandless - Voyage au bout de la solitude dans Littérature christopher_mccandless_alex_supertramp

Christopher Johnson McCandless dit « Alexander Supertramp » (12 février 1968 – 18 août 1992) est un aventurier américain, qui a fait l’objet du récit biographique Voyage au bout de la solitude (Into the Wild) de Jon Krakauer adapté au cinéma en 2007 par Sean Penn sous le titre Into The Wild (Vers l’inconnu au Québec).

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Il est défendu d’entrer dans le jardin avec des fleurs à la main… (Paul Léautaud)

Une dame se promenait dans le jardin de Tarbes avec une rose à la main. Le garde lui dit :  » Vous savez qu’il est défendu de cueillir des fleurs. » La dame répond : »Je l’avais en entrant. Eh bien ! il sera défendu d’entrer avec des fleurs. » En effet on voit, à l’entrée du jardin  public de Tarbes un écriteau où il est écrit, Il est défendu d’entrer dans le jardin avec des fleurs à la main.

Journal littéraire de Paul Léautaud (30 juillet 1942 – Anecdote véridicte dans le livre de Jean Paulhan, Les fleurs de Tarbes, écrite par Paul Léautaud dans son journal, suite à la lecture qu’il fit de  ce livre.)

Il est défendu d'entrer dans le jardin avec des fleurs à la main... (Paul Léautaud) dans Littérature

 

Jean-Michel Basquiat

De toute évidence la libido de Jean Michel n’était pas monochrome. Elle ne dépendait pas de stimulations visuelles, par exemple une jolie fille. C’était une sexualité multi chromatique d’une grande richesse. Les gens l’attiraient pour toute sorte de raisons. Ils pouvaient être hommes ou femmes, gros, minces, beaux, vilains. C’est l’intelligence, je crois qui contrôlait sa libido. L’intelligence l’attirait plus que tout, comme la souffrance.Les gens qui  enduraient sans rien dire une soufrance intime, comme lui, l’attiraient énormément, et il aimait  beaucoup  ceux d’un genre  à part, ceux qui avaient une vision des choses unique. (Jennifer Clément – En compagnie de Basquiat)

En compagnie de Basquiat – Jennifer Clement

 En compagnie de Basquiat - Jennifer Clement dans Littérature 6874010

C’est à New York, alors qu’elle travaille comme serveuse au Night Birds, que Suzanne rencontre Jean-Michel. A part ses lèvres rouges, elle a l’air d’un garçon, d’un cireur de chaussures à grande casquette noire. Il sent le cuir, la peinture à l’huile, la marijuana et ne marche jamais en ligne droite. Jean-Michel, c’est Basquiat, un des premiers artistes graffeurs, et aussi l’un des seuls Noirs à percer dans un milieu exclusivement blanc. Suzanne, qui devient sa muse et sa compagne, raconte sans détour à Jennifer les heures de gloire succédant aux débuts difficiles, les rencontres avec les célébrités underground du Manhattan des années quatre-vingt, de Warhol à Madonna, mais aussi le cauchemar de la dépendance et la folie d’une sexualité multi-chromatique. Plus que la biographie d’un amour inattendu, En compagnie de Basquiat s’apparente à un journal où se bousculent, comme des vagues déferlantes, une suite de scènes rapides, de souvenirs, d’états d’âme, de collages. Par cette écriture qui rappelle l’art de Basquiat. Jennifer Clement nous entraîne au cœur du processus de création, en brossant le portrait à vif d’une passion dévastatrice.

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Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les coins et l'on ne se trouve pas. F KafKa

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athisha

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