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Haruki Murakami – 1Q84

 

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Je vais devoir attendre un peu avant de l’acheter, la version trouvée sur amazon est en anglais, la sortie en France est pour 2011 !

 

Monsieur Murakami, je vous aime !

Je ne pense pas que beaucoup aiment ma personnalité. Il doit y avoir un petit nombre de gens – très peu, j’imagine – qui l’admirent, mais très rares sont ceux qui aiment quelqu’un comme moi . Qui je vous le demande, entretiendrait des sentiments chaleureux, ou ce genre de sentiments, pour quelqu’un qui ne fait aucun compromis, et qui, au contraire, lorsqu’un problème surgit, va s’enfermer tout seul dans son bureau ? Mais est-ce possible qu’un écrivain soit aimé ?  Je l’ignore. Peut-être certain le sont-ils  de part le monde. Difficile de généraliser. Pour moi, du moins, moi qui écrit des romans depuis bon nombre d’années, je ne peux imaginer quelqu’un qui m’aime à un niveau personnel. Être mal aimé, haï et même méprisé, cela me semble plus naturel. Non pas que je me sente soulagé quand cela arrive. Au contraire je suis malheureux quand quelqu’un ne m’aime pas. Haruki Murakami ( Autoportrait de l’auteur en coureur de fond).

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – Haruki Murakami – Extraits

J’arrive à présent à la fin de la cinquantaine. Quand j’étais jeune, jamais je n’aurais imaginé que surviendrait le 21 ème siècle et que, je ne plaisante pas, j’aurais un jour cinquante ans. En théorie, évidemment, il allait de soi qu’en principe, un jour, nous serions au 21 ème siècle (sauf événement imprévisible)… Quand j’étais jeune, m’imaginer moi-même à cet âge était aussi difficile que d’imaginer, concrètement, ce qu’était le monde après ma mort. Un jour, le jeune Mick Jagger a fièrement affirmé : « Plutôt mourir que chanter encore Satisfaction à quarante-cinq ans ! » à présent, il a dépassé soixante ans et chante toujours Satisfaction. Certains riront. pas moi… A présent je vis dans ce monde « inimaginable » . Cela me donne un sentiment d’étrangeté, et je ne peux décider si je suis heureux ou pas. Peut-être cela n’a-t-il aucune importance. Devenir vieux représente pour moi et pour n’importe qui du reste une expérience nouvelle, et les émotions qui m’habitent sont nouvelles également. Si c’était quelque chose que j’avais expérimenté auparavant, je serais en mesure de le comprendre plus clairement, mais comme c’est la première fois, je ne peux pas. Maintenant, j’ai tout juste le pouvoir de remettre à plus tard un jugement précis et de vivre en acceptant les choses telles qu’elles sont, juste comme j’accepte le ciel, les nuages et la rivière. Et sans aucun doute il y a là une dimension comique, quelque chose que je ne voudrais pas abandonner complètement.

Comme je l’ai noté plus tôt, la compétition avec d’autres, que ce soit dans ma vie quotidienne ou dans mon travail de romancier, n’est pas le style de vie que je recherche. Pardon dénoncer des truismes, mais le monde est composé de toutes sortes de gens. d’autres que moi possèdent d’autres valeurs, et ceux qui me ressemblent partagerons les miennes. Ces différences donnent naissance à des désagréments, et la combinaison de divers désagréments peut engendrer  des malentendus beaucoup plus graves. Il en résulte parfois que des individus sont critiqués injustement. Évidemment. Il n’est pas du tout agréable de se sentir incompris ou critiqué. L’expérience est même plutôt pénible et elle peut vous blesser profondément.

En prenant de l’âge, néanmoins, j’ai finalement compris que les épreuves ou les blessures représentent une part nécessaire de la vie. Si l’on y réfléchit, c’est précisément parce que les hommes sont différents les uns de autres qu’ils peuvent construire leur moi de manière autonome. Et si je me sers de moi par exemple, moi qui écris depuis longtemps : c’est précisément ma capacité à déceler certains aspects d’une scène que d’autres ne voient pas, à ressentir autrement et à choisir des mots différent de ceux des autres qui me permet d’écrire des histoires. A cause de cela, nous nous retrouvons dans cette situation extraordinaire dans laquelle un certain nombre de gens lisent ce que j’ai écrit. Le fait que je sois « moi » et personne d’autre est donc l’un de mes plus grand atouts. Les blessures émotionnelles représentent le prix à payer pour être soi-même.

Voilà ce à quoi je crois, fondamentalement. J’ai vécu selon ce principe. Dans certains aspects de ma vie, je suis allé chercher la solitude de manière active. En particulier dans le travail que je fais, l’isolement est , dans une certaine mesure inévitable. Parfois, pourtant, ce sentiment de solitude, comme de l’acide qui se déverse d’une bouteille, peut ronger inconsciemment le coeur de quelqu’un et le dissoudre. On peut aussi le considérer comme une épée à double tranchant. Ma solitude me protège, mais en même temps elle me meurtrit sans cesse de l’intérieur, insidieusement; Je pense qu’à ma manière (sans doute grâce à l’expérience) je suis conscient de ce danger. C’est pourquoi je dois sans cesse maintenir mon corps en mouvement et quelquefois le pousser jusqu’à ses limites, afin de guérir la solitude que je ressens au fond de moi, ou au moins de la relativiser. Tout ceci est chez moi plus intuitif que délibéré.

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond – Haruki Murakami

Présentation de l’éditeur

Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu’est l’homme… En avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S’impose alors la nécessité d’une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d’un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d’écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l’épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d’arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée…

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Incontournable, déjà commandé, même si apparemment le sujet n’est pas ma « tasse de thé », il en est et en sera toujours ainsi de mes auteurs préférés, impossible de résister ! Lol !

Les chats mangeurs de chair humaine. Haruki Murakami (Saule aveugles, femme endormie)Extrait

Et puis soudain je disparus.

Peut-être était-ce la faute de cette musique dans la nuit. A chaque pas que je faisais – et c’était la même sensation que lorsque nous survolions l’Egypte – je sentais que je m’enfonçais plus profondément dans des sables mouvants où disparaissait mon identité. Le moi qui avançait sous l’éclat de la lune, ce n’était pas moi. Pas mon vrai moi, mais mon moi d’emprunt, fait en plâtre. J’essayai de me caresser le visage avec la paume de la main. Mon coeur battait à tout rompre, envoyant mon sang à  tout mon corps à une vitesse folle; mon corps était une figurine en plâtre, dans laquelle des sorciers avaient insufflé une vie d’emprunt, comme cela se passe dans les Antilles. La flamme de la vie véritable était absente. Mes muscles truqués, mensongers se contentaient de se mouvoir. Je n’étais en fin de compte qu’une figurine temporaire destinée à quelque sacrifice.

Et mon moi véritable, me dis-je, où est-il à présent ?

« Ton vrai moi a été mangé par les chats, répondit la voix d’Izumi, provenant de je ne sais où. Pendant que tu restais là, les chats affamés t’ont dévorés, ils ont complètement ingurgité ton vrai moi, et il ne reste que tes os. »

Haruki Murakami

Au fond de ces ténèbres, je pensai à la mer sous la pluie. Il pleuvait sans bruit sur le vaste océan, à l’insu du monde entier, les gouttes frappaient la surface des eaux en silence, et même les poissons n’en avaient pas conscience. (Haruki Murakami)

Haruki Murakami dans Haruki Murakami haruki_marukami

 

 

Mes deux prochaines lectures !

Mes deux prochaines lectures !  dans Haruki Murakami 41SjlSy07yL._SL500_AA240_9782714442840 dans Littérature

Un recueil de dix-sept nouvelles qui donnent accès aux différents registres de l’imaginaire de Murakami. La tendresse de l’écoute bouleverse l’anonymat de relations urbaines, l’étrangeté de l’expérience subvertit la banalité du réel. L’auteur nous livre subrepticement les clefs de son prodigieux appétit de fiction. Les kangourous du zoo ou l’éléphant qui s’évapore sont autant de métaphores du semblable ou du double hypothétique du narrateur. Farouchement zen et cruellement fantastique, Murakami entraîne son lecteur, en virtuose, dans une danse d’amour et de mort; comme «une rencontre avec la fille cent pour cent parfaite par un beau matin d’avril». Une merveilleuse introduction à l’univers miroitant et inquiétant de Murakami pour de nouveaux lecteurs. Un pur délice pour ses anciens lecteurs. 17 nouvelles autour de l’imaginaire de l’auteur. Les kangourous du zoo, l’éléphant qui s’évapore ou les petits extraterrestres sont des métaphores du semblable ou du double hypothétique du narrateur. Une danse d’amour et de mort. Sentimental. Fantastique. Zen. Post-moderne. «Nous sommes tous au Ciel – mais nous l’ignorons», disait Kérouac. Le «ciel» chez Haruki Murakami est cette ouverture de la conscience qui permet le surgissement de l’improbable.

 

Jubilatoires, flamboyantes, hypnotiques, ces histoires courtes de Haruki Murakami nous plongent dans un univers délicieusement insolite et drôle, où d’une situation d’apparence anodine peuvent surgir à tout moment le fantastique et l’absurde. Depuis un an, quand on la prend de court, Mizuki Ando est incapable de se souvenir de son nom. Elle se décide à consulter une psychiatre, loin de se douter qu’un singe cleptomane est à l’origine de son trouble… Attiré par les deux millions de yens à la clé, un jeune homme se présente à un concours de pâtisserie. Mais qui peut bien se cacher derrière le jury de cette compétition nationale sous haute surveillance ? La reine de beauté d’un lycée promet à son petit ami de faire l’amour avec lui après le mariage. Le temps passe, elle se marie… Avec un autre. Va-t-elle enfin tenir sa promesse ? En 1971, un jeune homme cuisine sans relâche des spaghettis, qu’il mange seul et en silence. Quand, en décembre, le coup de fil d’une ancienne camarade de classe le sort de sa rêverie italienne… Des petits contes de notre quotidien, transfigurés par la poésie, l’humour et la grâce de Haruki Murakami, un charme qui agit à chaque page, comme autant de feux d’artifices en plein jour.
Je les ai commandé, bin oui, j’ai craqué !

L’ami Murakami (Haruki)

Comme je l’aime cet ami là !… lui qui dit :…  » …j’étais un enfant unique, solitaire, inquiet. Je passais mes journées enfermé, avec mes chats et mes livres. Sans lecture, je n’aurais pas survécu à l’ennui atroce de mon existence…j’ai tout de suite senti que la fiction était plus belle que la  vie… »

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Murakami voyageur solitaire par Philippe Coste

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Le nouveau maître des lettres nipponnes nous livre son dernier roman, Kafka sur le rivage, une fable initiatique envoûtante. Rencontre avec un éternel exilé en quête de liberté (Mars 2006)

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Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les coins et l'on ne se trouve pas. F KafKa

Auteur:

athisha

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