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Archives pour la catégorie Balade avec les mots écrits sur des cahiers…



Ballade avec les mots… 1980

Ce que…

… tu finis par me reprocher…. Mais pourquoi ne fais-tu que regarder ? …  tu ne fais que regarder… toujours… ne sais-tu faire que cela ?…Elle restait sans pouvoir formuler les mots… ceux qu’elle aurait aimé dire… elle traversait la vie au milieu des turbulences affectives. Parfois elle aimait mieux dormir et son âme faisait des songes vaporeux… des fleurs s’ouvraient, saignaient, sanglotaient ou s’épanouissaient… en elle un monde se composait arraché au temps dans lequel la trace des larmes s’effaçait… et quand le tourment affleurait, l’effusion de ce monde imaginaire l’apaisait… et comment te dire cela… qu’elle vivait dans un jardin en transparence sous le réseau de la réalité visible… Alors tu prononças son prénom… Tessa… mais son regard restait obstinément fixe…et cela alla lentement vers elle… Tessa…et elle avait déjà tout compris… car c’était comme la porte que tu refermais au passage du chat qui voulait entrer… parce que c’était étrange pour toi… ce chat… parce que c’était vivre ailleurs et que tu ne voulais vivre que ta réalité… c’était juste avant que tu partes… avant Noël… cette période de désolation, de vide… où elle ne savait plus dire je…

Balade avec les mots…

Et pourtant personne ne te verra tomber,

Car je vole et j’ouvre le ciel à chacun de tes frissons,

Où es-tu ?

J’ai les ailes liées, le regard voilé,

Je suis une ombre en attente sans trace du passé,

De quoi as-tu peur mon ange ?

Où t’ai-je fait souffrir ?

Assise sur une chaise, je te cherche et je me penche,

Et je tombe,

Je m’écrase  au sol comme une mouche,

Je passe par les trous du plancher jusqu’à disparaître aussi,

Où es-tu mon ange ?

Ballade avec les mots… 1980

Et écrire encore… élixir des douleurs…

Chercher les mots qui disent ce que nous sommes à certains moments de notre vie…

Essayer de définir dans l’espace du temps qui passe…  qui nous sommes vraiment…

Le savons-nous ?

Enlever la douleur, là au fond du ventre, l’arracher violemment…

Impossible de le faire dans la douceur…

Se faire mal à rester coucher, à se lamenter, à se détester…

Et déchirer notre vie en mille morceaux pour mieux l’oublier…

Quand nous ne sommes plus rien… plus rien…

Quand l’attente est vide à certains moments de notre vie…

Quand je cherche encore une main qui caresse… qui soulage…

Quand mon corps me dit que je suis encore vivante…

Quand j’ai encore peur de moi… de celle que je suis… toujours…

Et les mots font mal à dire…

Il y a mille ans de ça… j’existais sur cette terre…

Mais je l’ignorais…

Il y a mille ans de ça…

J’étais déjà là… je riais… fermant les yeux sur la réalité… 

Je jouais peut-être à vous faire mal…

Il y a mille ans de ça…

J’étais une enfant turbulente qui s’étourdissait dans le bruit…

Et dansait… et dansait pour faire éclater toutes les barrières, tous les empêchements…

Qui offrait son corps pour un mot…

Un seul mot chuchoté… un mot d’amour…

Et faire éclater les frontières et entrer dans le plaisir…

Qui dit qu’on est vivant… qui dit qu’on est vivant sur cette terre…

Entrer dans le plaisir qui fait oublier…

Tu sens son souffle chaud, sa respiration…

Au moindre mouvement elle partira…

Quand les mots sont vains…

Elle est perdue parfois, si fragile en apparence, si forte dans son malheur, éparpillée toujours…

Elle est comme une enfant qui a juste besoin d’amour pour vivre…

D’un regard sur elle…

Ballade avec les mots écrits sur des cahiers…

Elle était nue devant le miroir de sa chambre, ils préparaient la fête, c’était noël et elle ne l’avait pas oublié… tu venais toujours aux fêtes qu’ils donnaient, elle ne l’avait pas oublié même si elle ne savait plus si quelqu’un t’avait invité… elle imaginait qu’il fut impossible que tu ne viennes pas… que tu avais attendu tous ces mois pour revenir ce soir  là… et cela même si c’était la maison du chat et que tous portaient des maquillages violents, colorés que leurs corps martelaient le sol de leurs pieds comme sur les sentiers d’une guerre contre les ombres de la nuit… toutes ses choses que tu ne comprenais pas, quand elle avait les cheveux oranges et que tu trouvais cela vulgaire, quand elle se maquillait trop et que tu trouvais cela vulgaire…

Etait-elle cette petite fille frêle dans le miroir ? Cette improbable femme… ce corps maigre que tu imaginais caressé par d’autres mains qui dansaient sur elle, ce corps qu’elle ne voyait plus dans le miroir… ce qu’elle voyait était ailleurs quand les apparitions et les fantômes sont plus vrais que vrais et que l’on doute de la réalité du réel. Elle était nue devant le miroir et elle doutait de plus en plus de son existence… elle oscillait et vacillait entre le désir et le non désir d’exister…

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Les mains glisseront s’enroulant et se dépliant en spirales de larmes..

Il me faudra danser sur la tombe de mon ventre vide…

Jeté comme un appât…

Et je crie ton nom à travers ma bouche à jamais scellée par l’oubli…

C’est que j’ai bu la semence qui s’est nichée en moi…

J’ai arraché le piège gesticulant de ta vie…

J’ai maculé de boue mon corps…

J’ai bu ta vie…

J’ai déchiré tes paupières de mes mains…

Et nul ne peut défaire le mal que je t’ai fait…

Aucune larme dans ma nuit profonde…

Aucun regret sur ta tombe…

Deux mois me séparent de cet autre, me divise en longs sanglots de sang…

J’ai clos et fermé les issues pour toujours…

Une rivière t’a emporté et a creusé en moi une tombe… (1983)

Le rien

1983

Le rien c’est quoi ? C’est le vide et l’attente… et la tête idiote !

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Ballade avec les mots écrits sur des cahiers…

1978

L’écriture est toujours le meilleur moyen pour m’en sortir. Elle m’aide à ne pas souffrir des autres avec exagération, à ne pas ruminer certaines choses, je les pose là et m’en libère…

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Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les coins et l'on ne se trouve pas. F KafKa

Auteur:

athisha

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