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Archives pour la catégorie Balade avec les mots écrits sur des cahiers…

J’ai rêvé… (1983)

de toi, un jour… je t’ai imaginé, inventé… ta réalité existait-elle pour moi ?

Tu t’es laissé prendre au piège,

j’étais l’araignée qui t’emmaillottait dans sa toile,

tu t’es laissé faire comme un bébé,

tu riais satisfait d’être ainsi bercé,

petite chose fragile…

Je t’aimais.

2009

Je suis… l’éponge qui retient la vie, qui garde par peur de perdre, affolée plus que d’ordinaire, où le quotidien ne soigne plus… la femme.

Porte qui claque, vent, fenêtre que l’on essaye de fermer, la maison qui part en miettes, comme ma vie….

Je suis… le béton qui tient cette frêle construction fissurée… et ne veut pas lâcher, plus têtue que l’usure, c’est boucher des trous… ça suppure, ça gicle, mal de coeur, nausées, c’est inconnu… 

Sortir de la chambre un sourire aux lèvres, se fabriquer, se changer… le coeur ne saigne plus, j’ai mis des sparadraps, j’ai endigué le flot des humeurs tristes…

 

1980

Si je cours toujours après quelque chose, c’est certainement après des « sens »… c’est une course frénétique vers l’impossible, puisque les  »sens » n’existent pas vraiment. Alors, certains hommes ont mis des mots sur cette quête improbable, des mots qui consolent et stoppent mon malaise momentanément… je les lis, les écoute, les vois et  je me sens apaisée, comme rassurée par d’autres voix qui disent mieux que quiconque mon trouble… c’est comme un ordre qui s’insinuerait dans ma vie interne, une douceur soudaine qui désarmerait toutes les tensions… je ne me sens plus comme un pantin désarticulé gesticulant seul sur une piste de danse imaginaire, sur une musique que lui seul entendrait…

2006

Sons acides,

rives écartées, impossible à franchir,

alors tu tangues, tu tangues…

tu fermes les yeux,

tu attends…

odeurs âcres,

les arbres sont trop hauts,

tu es en bas,

tu attends…

tu fermes les yeux et tu te balances,

tu as le vertige et tu ris…

tu écoutes les bruits,

mais ce sont des cris,

lointains, pâles, étouffés…

tu dors presque,

tu rêves du divin,

pourtant tu l’ignores,

tu ouvres les yeux,

tu regardes au dessus,

la tête en arrière à faire mal, à tituber…

tu dépasses les arbres, les oiseaux, les nuages…

tout cet espace qui n’est pas toi,

qui est au delà, qui s’envole…

 

 

Si la magie n’éxiste pas, nous devons la créer…

par des rites inventés, des créations de toutes sortes qui nous protègent de sa non existence… l’Art c’est un peu comme la magie perdue, parfois les écrits sont des rituels, les mots deviennent mystérieux et peuvent prendre autant de sens que l’on peut en trouver… sur un carnet j’écris des mots qui se joignent par des flèches, des mots qui vont par deux, des mots qui viennent sans y faire attention… centre—point,  vue—blanc, froid—noir, cadre—bleu, soleil—concret, dedans—livre, des mots reliés sans sens apparent, des mots idiots, puis j’écris de courtes phrases… porte qui claque, une touche de gris, petite vie minuscule…. pleins de mots qui s’entrechoquent, se mêlent, s’unissent, des mots travestis souvent et qui n’ont pas un grand intérêt sauf celui du rituel du carnet, qui est d’écrire tous les jours…

2009

Où est ton sourire ?

le squelette en dessous,

la mort, l’oubli, la fin.

Où sont tes mains ?

perdues, cachées, ailleurs,

ici à écrire,

l’une tenant le carnet,

l’autre le stylo,

Où est ton âme ?

ton regard affolé se baladant

de droite à gauche,

perdu, agité, terrible,

je suis triste,

me sentant impuissante,

je suis mal,

je suis toi…

 

Tu écrivais des mots sur un carnet…

Elle est un oeil

en forme de fleur,

galopant sur un tableau rose et noir,

éparpillant ça et là,

discrète dentelle,

des traits fins,

élégants et inachevés. (2007)

Petits écrits sans importance. (1981)

Elle, elle écrivait…

je suis seule, indéfiniment seule, éternellement seule… une âme solitaire, une petite vie dans la multitude. Il lui avait fallu beaucoup de courage pour quitter sa maison, son lieu de solitude, son refuge et elle s’était jetée dans la ville, errant dans la foule… pourquoi ne pouvait-elle pas continuer sa vie loin de tout ? parce qu’elle cherchait quelqu’un, quelqu’un qu’elle imaginait, et cet appel là était plus fort que sa solitude, bien plus fort…  alors, elle était partie à ta recherche, le savais-tu toi, cela ?… et elle s’était laissée prendre aux jeux des autres, peu lui importait ce corps qu’elle n’aimait pas, elle était toute froide dedans et rien ne la réchauffait… elle essayait pour voir, pour réveiller ce corps endormi, mais rien ne se passait, sa quête semblait irréelle, intouchable, un rêve qu’elle faisait la nuit…  c’était son âme qui demandait, qui criait du plus profond de l’éternité quelque chose qui semblait comme une évidence mais qui n’existait pas.

Petits écrits sans importance. (1981) dans Balade avec les mots écrits sur des cahiers... 48227310

A Jamais…

Qui  a été, est, et sera  vraiment là pour moi et…

A Jamais…

Pourquoi cette impression là… 

Encore et…

Parfois et peut-être… 

A Jamais…

Pourtant c’est alors qu’extrêmement meurtrie,

Je garde encore ce corps,

Vieilli et flétri…

Plus que jamais…

Car toi tu m’as quitté et…

Ne sachant plus rien de la vie, de la mort,

Je renais encore dans cette âme ce matin…

Où le soleil peut-être brille plus que d’ordinaire et…

Respirant l’air frais qui me fait vivre,

Et me tue chaque jour un peu plus…

Pourquoi le doute s’insinue t-il toujours en moi encore et…

A jamais…

Tu sais… être seule mais sans le savoir,

Et comment le croire,

A Jamais…

 

 

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Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les coins et l'on ne se trouve pas. F KafKa

Auteur:

athisha

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