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Archives pour 24 octobre, 2011

1Q84 – 1er Tome – Haruki Murakami

Extrait 1Q84 – 1er tome

Le temps avance en se déformant

Tengo réfléchissait à son cerveau. Et c’était un sujet sur lequel il y avait beaucoup à penser. En l’espace de 2 500 000 ans, le cerveau avait plus ou moins quadruplé en volume. Et si le cerveau ne représentait que 2 % du poids d’un homme, il consommait 40% de son énergie (il avait lu cela récemment quelque part). Grâce à l’extension aussi gigantesque de leur cerveau, ce que les hommes avaient réussi à concevoir, c’étaient le temps, l’espace et le possible.

Les concepts du temps, de l’espace, du possible.

Tengo savait que le temps progresse en se déformant. Le temps est uniforme en soi, mais il se transforme et se déforme lorsqu’il  est consommé. Il y a des temps incroyablement lourds et longs, d’autres légers et brefs. Et puis il arrive que l’ordre du temps se renverse, que l’avant et l’après se remplacent, et parfois même pire, que le temps disparaisse. Il peut aussi s’en ajouter qui n’étaient pas prévus. Il est vraisemblable que les hommes ont ordonné le sens de leur propre existence en y intégrant arbitrairement la régulation du temps. Pour le dire autrement, s’ils ont pu préserver leur santé mentale, c’est uniquement grâce à cette opération. Les hommes n’auraient pas pu tenir le coup psychiquement s’il leur avaient fallu accepter que le temps qui passe soit uniforme et ordonné. C’aurait été une torture. C’est ce que Tengo pensait.

Grâce à cette énorme dilatation du cerveau, les hommes ont pu appréhender la temporalité. En parallèle, ils se sont forgé une méthode qui la régule et la modifie. En même temps que les hommes traversent le temps qui s’écoule sans trêve, la conscience des hommes reproduit sans trêve un temps qu’elle a régulé à sa façon. Ce n’est pas une mince affaire. Il est donc normal que le cerveau consomme 40% de l’énergie totale du corps.

2006

Sons acides,

rives écartées, impossible à franchir,

alors tu tangues, tu tangues…

tu fermes les yeux,

tu attends…

odeurs âcres,

les arbres sont trop hauts,

tu es en bas,

tu attends…

tu fermes les yeux et tu te balances,

tu as le vertige et tu ris…

tu écoutes les bruits,

mais ce sont des cris,

lointains, pâles, étouffés…

tu dors presque,

tu rêves du divin,

pourtant tu l’ignores,

tu ouvres les yeux,

tu regardes au dessus,

la tête en arrière à faire mal, à tituber…

tu dépasses les arbres, les oiseaux, les nuages…

tout cet espace qui n’est pas toi,

qui est au delà, qui s’envole…

 

 

L’esprit, mis en présence de toute espèce de difficulté, peut trouver une issue idéale dans l’absurde. (André Breton)


Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les coins et l'on ne se trouve pas. F KafKa

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