Angelica Garnett – Peintre/Ecrivain

Angelica est la fille de l’artiste peintre Vanessa Bell, sœur aînée de Virginia Woolf.  Angelica, née  le 25 décembre 1918, est une artiste-peintre et une femme de lettres britannique qui a pour frères aînés le poète Julian Bell et le peintre et historien Quentin Bell.

Angelica Garnett - Peintre/Ecrivain dans Littérature angelica-monde278x282

« J’ai le sentiment d’une existence à rebours.
Je suis beaucoup plus heureuse et plus jeune
que lorsque j’avais 20 ans
« 

Elle passe son enfance au centre du cénacle de Bloomsbury. Les adultes, autour d’elle, sont les amis intimes de la famille Bell-Woolf.

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Après avoir terminé ses études à Longford Grove School (Essex), Angelica Bell visite Rome et Paris en 1935.

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Elle est aussi la dernière représentante du Bloomsbury Group.

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Le Bloomsbury Group ou simplement Bloomsbury est un groupe qui réunit un certain nombre d’artistes et d’intellectuels britanniques depuis les premières années du XX è siècle jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale. Presque tout ce qui le concerne offre matière à controverse, jusqu’à sa composition et à son nom.

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Virginia Woolf et Angelica Garnett (née Bell)

Aujourd’hui,  il semble clair qu’à l’origine le groupe se composait des romanciers et essayistes Virginia Woolf, E. M. Forster et Mary (Molly) MacCarthy, du biographe et essayiste Lytton Strachey, de l’économiste John Maynard Keynes, des peintres Duncan Grant, Vanessa Bell et Roger Fry, et des critiques littéraires, artistiques et politiques, Desmond MacCarthy, Clive Bell et Leonard Woolf. (Wikipédia)

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Angelica Garnett

Propos recueillis par Christian Soleil

Bien sûr, les collines d’ici sont plus hautes, plus anguleuses, et la roche y affleure plus souvent que dans le Sussex ; bien sûr, le soleil est plus vif, et les couleurs plus contrastées ; mais le bleu du ciel se juxtapose au vert des prairies et des arbres avec la même tendresse que du côté de Berwick, de Firle et de Lewes.
Il fait très beau sur Forcalquier. Le soleil est radieux. C’est une journée de début de printemps. Les montagnes de Haute-Provence qui barrent l’horizon en face du bourg proposent au regard des déclinaisons de vert à l’infini. La Citadelle, imposant promontoire qui surplombe le centre de la commune, tisse son réseau de ruelles pentues autour de villas claires et de jardins regorgeant de fleurs multicolores. En montant vers le sommet de la colline, je demande à une promeneuse la direction du boulevard où vit Angelica Garnett. Elle m’explique en souriant : « Vous verrez, en arrivant en haut vous avez une sorte d’esplanade. Le boulevard prend sur votre gauche. Mais le terme de boulevard est un peu exagéré… » De fait, ledit boulevard ressemble plutôt à un chemin vicinal à peine goudronné, bordé d’habitations individuelles cossues mais discrètes.

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La demeure d’Angelica est une maison parallélépipédique aux murs blancs et aux volets de bois peints en bleu. Je range la voiture sur le bas-côté de la route à quelques mètres de là, sors du coffre le bouquet de fleurs que j’ai acheté dans une boutique du boulevard Latourette juste avant de venir, et avance vers la porte. Mon rendez-vous est à 16h00. J’ai très exactement cinq minutes d’avance. Je gravis la volée d’escaliers qui la précède et appuie brièvement sur le bouton de la sonnette. Pas d’autre réponse que le silence. J’attends quelques minutes, vaguement inquiet : Angelica Garnett m’aurait-elle oublié? Peu probable après ma confirmation téléphonique de ce matin. Se pourrait-il qu’elle soit malade? Est-elle sortie juste avant notre rendez-vous? Une course à faire? Une visite à une voisine?

Une dame qui passe sur le « boulevard » me salue. Elle sourit en me voyant. Je dois avoir l’air un peu ridicule avec mes fleurs et mon air dépité. Au bout d’un moment qui me paraît interminable mais ne doit objectivement pas avoir excédé deux ou trois minutes, j’essaye de pousser la porte : j’appuie sur la poignée et effectivement la porte s’entrouvre. J’ai juste le temps d’avoir un aperçu de l’intérieur de la maison d’Angelica Garnett : un pièce à vivre baignée d’une lumière douce et où règne un joyeux désordre. Un canapé couvert d’un tissu coloré, des fauteuils, des rangées de livres alignés sur des rayons de bois du sol au plafond, des tapis, et aux murs des dessins et des tableaux serrés les uns contre les autres comme à Charleston. Un décor qui ne passe pas et qu’on ne peut pas s’empêcher de reconstituer quand on l’a connu pendant toute son enfance. Intimidé et un peu gêné de cette intrusion d’un instant, je referme la porte après l’avoir entrouverte.  J’attends encore. Je repense aux circonstances qui m’ont amené ici : l’admiration ancienne pour l’oeuvre de Duncan Grant et de Vanessa Bell, les hôtes du groupe Bloomsbury à Charleston, Sussex ; mes visites successives dans leur maison transformée en musée depuis des années, mais aussi dans celle, voisine, de Virginia Woolf (la soeur de Vanessa), à Rodmell ; ma lettre à Charleston il y a plusieurs mois et, de contact en contact, voici quelques semaines, la réponse chaleureuse et touchante d’Angelica, la fille des deux « monstres sacrés » de l’art anglais du XXe siècle, m’invitant à lui rendre visite à Forcalquier, où elle réside désormais depuis 1984.
Dès mon premier appel téléphonique, j’ai été charmé par le léger accent britannique, la douceur de la voix, l’écoute attentive, la langueur un peu passive du ton:  « Oui, bonjour…. Quand préférez-vous me rendre visite?…
Le samedi 22 avril me convient tout à fait… J’ai l’habitude de recevoir les personnes qui travaillent sur mes parents plutôt à l’heure du thé. Est-ce que cela vous convient ?… Très bien… Je suis très intéressée par votre projet de livre sur les relations entre mes parents et la France… C’est un sujet passionnant… ».

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Quand je l’ai appelée ce matin depuis mon hôtel en Avignon pour lui confirmer notre entretien, elle a été tout aussi courtoise : « Je vous attends donc cette après-midi à 16h00, Monsieur… Je serai heureuse de vous rencontrer… Bon voyage ! ». Je suis parti très en avance d’Avignon, de peur d’être retardé sur la route. Une route somptueuse qui passe par Apt et sillonne à travers les paysages réjouissants du Luberon. Arrivé à Forcalquier à l’heure du déjeuner, j’ai erré dans les rues du vieux bourg écrasées de chaleur. Une douce torpeur avait vidé les rues de leurs habitants. Seule la terrasse du restaurant La Tourette, sur le boulevard principal, semblait quelque peu animée : un couple de jeunes touristes français y dinait à l’ombre d’un platane, et quelques retraités anglais, apparemment des habitués, conversaient avec le serveur. Je me suis installé pour prendre le menu du jour, arrosé d’une bouteille de rosé de Provence, tout en fignolant mes questions pour l’entretien à venir. Je finis par sonner une seconde fois, un peu plus longuement, en espérant qu’elle répondra. En effet, je n’ai pas sitôt relâché le bouton de la sonnette qu’un pas lent se fait entendre de l’autre côté de la cloison. La porte s’ouvre sur une dame au beau visage carré couvert de fines ridules qui témoignent de toute une vie de heurts, bonheurs et malheurs. Pourquoi pensé-je à Nietzsche : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. » Angelica Bell incarne cette fragilité assumée qui avec le temps se transforme en force vitale et que l’on retrouve dans ses écrits comme dans sa peinture. Un sourire éclaire ce visage rayonnant dans lequel percent deux yeux d’un bleu méditerranéen : « Bonjour, je suis heureuse de vous connaître. » Je me retiens de l’embrasser. J’ai l’impression de la connaître depuis si longtemps déjà, habitué que je suis à vivre entouré des oeuvres de ses parents. Je lui tends une main qu’elle saisit avec une douce fermeté. En face de l’entrée, la porte-fenêtre ouvre sur un paysage de verdure et de couleurs jusqu’aux contreforts des Alpes qui barrent l’horizon. Immédiatement sur ma droite, je devine l’atelier de l’artiste, aux murs couverts de peintures éclatantes aux accents post-impressionnistes. Plus loin, derrière une double-porte coulissante, des rayons de livres couvrent les murs, tandis que le bureau où trône un ordinateur allumé est envahi de feuillets noircis de signes. « Nous descendons… » suggère Angelica. Elle indique un escalier de bois situé juste sur ma gauche, à l’entrée de la pièce à vivre que j’ai entraperçue il y a un instant en ouvrant subrepticement la porte. Angelica me précède. L’escalier descend à angle droit  vers l’étage inférieur. Sa démarche révèle un personnage paradoxal, partagé entre hésitation et décision. Elle semble poser chaque pas avec la plus extrême précaution, mais elle avance quand même, et ses mains agrippent avec fermeté la rampe de part et d’autre. Telle un voilier habitué aux vents contraires, mais qui progresse coûte que coûte vers le port. Ou telle un esprit jeune dans un corps qui cherche à le contredire. Nous parvenons au bas de l’escalier bordé de rayons de livres où je note au passage des titres sur le groupe de Bloomsbury. Son père, Duncan Grant, en était le peintre « officiel ». Angelica m’indique une véranda à l’autre extrémité de la pièce, au même niveau que son bureau de l’étage supérieur : « J’ai pensé que nous pourrions prendre le thé dehors, précise-t-elle avec son accent si charmant, pour profiter du soleil ». Je la remercie, lui tend l’orchidée en pot que j’ai gardée à la main jusqu’à présent. Angelica prend le pot entre ses paumes, s’extasie devant la fleur, me remercie chaleureusement, plantant son regard bleu dans mes yeux jusqu’à un point de non-retour. Puis elle le pose sur un guéridon, m’accompagne jusqu’à la petite véranda : « Installez-vous ici je vous prie, je reviens dans un instant ».

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Je l’entends installer l’orchidée dans son nouveau décor, en même temps que je découvre celui auquel je m’intègre, un cadre à la Douanier Rousseau : une table de jardin en mosaïque, des sièges en fer recouverts de coussins confortables et un peu usés et, sur des rayons métalliques, du matériel et des produits de jardinage. Angelica a préparé elle-même quelques petites tartes aux fruits qu’elle a découpées en fins morceaux et disposés dans une assiette, et elle a sorti deux tasses en porcelaine blanche pour le thé. La véranda donne sur un jardin touffu qui n’est pas sans rappeler Charleston. Il a le désordre étudié des jardins anglais, et toute la maison, comme Charleston, comme La Bergère à Cassis où comme la maison de Virginia Woolf à Rodmell, respire la douceur de vivre, le plaisir d’être là et d’écouter le temps qui passe.
Peu d’éléments viennent dénoncer l’époque. Angelica me rejoint. Elle sert du thé dans chacune des deux tasses, pose la théière sur la table, puis elle plante de nouveau son regard dans le mien. Nous nous considérons un moment en silence, comme si nous avions besoin d’un temps de découverte. Dans un autre contexte, ce regard qui met à nu pourrait me mettre mal à l’aise. Il n’en est rien. Cela procède plutôt de la reconnaissance. C’est un regard intégrateur, une manière de bienvenue, d’accueil au sein de la famille. Voilà ce que je ressens. « Bienvenue à Bloomsbury-en-Provence ! » semble-t-elle me dire. Je retrouve la même bienveillance appuyée que l’on peut lire sur les photographies de Duncan Grant, la même générosité sans fard, le même éclat de qui ne craint rien de l’autre puisqu’il n’y a jmais rien à perdre, tout à gagner.

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Il y a bien sûr dans le regard d’Angelica une pointe de timidité qui lui vient de ses parents.  Au bout de quelques secondes de ce silence, elle a l’air presque gênée, avec ses grands yeux bleus pleins de tendresse, d’amour et d’une certaine tristesse. Ce regard est empreint d’une douceur étonnante. On n’y sent poindre nulle amertume. C’est le regard de quelqu’un qui a dépassé toutes ses difficultés, tous ses problèmes. On sent que le temps est passé sur ce visage et sur cette âme, mais seulement pour le meilleur et jamais pour le pire. A chaque question, Angelica répond d’abord par le silence. Ses yeux cherchent la réponse, elle prend sa tête entre ses mains, s’excuse de perdre la mémoire, de ne pas retrouver un nom, une situation, un moment éternel, une anecdote. Le silence peut durer plusieurs secondes, parfois dépasser une minute. Et puis, le miracle de la mémoire se met en marche et les situations lui reviennent. Les mots d’abord hésitent, s’entrechoquent. Angelica parle le français presque parfait des anglaises cultivées qui, depuis Elisabeth Première, apprennent cette langue dès l’adolescence. Puis les mots glissent. Si elle fait une erreur de prononciation ou de syntaxe, elle se reprend aussitôt, avec une simplicité perfectionniste que l’on retrouve dans ses tableaux comme dans ceux de son père : jamais rien d’intellectuel ; pas de grandes idées ou de grands principes. Des faits. Mêmes les émotions semblent s’exprimer de manière factuelle. Angelica Garnett a la sagesse des êtres pour qui les choses sont ce qu’elles sont. On la sens s’emporter légèrement quand elle parle de sa mère qui ne l’a pas suffisamment « éduquée », et à qui elle en a longtemps voulu. Elle ne s’épanche pas en revanche sur le sentiment très fort qui la lie à Duncan Grant, son père. Angelica est une femme pour qui l’amitié, l’amour, les sentiments positifs, se vivent mais ne se commentent guère. Elle préfère l’évocation descriptive des faits du passé, rendus présents par le travail de mémoire, à l’écran de l’analyse. Elle préfère encore plus le présent, le temps qui s’écoule à peindre ou à écrire dans la lumière radieuse de cette Provence qu’elle a choisie pour y finir ses jours.
C’est ainsi que Duncan Grant vivait ses relations avec les objets, les gens, et sans doute aussi une certaine idée de Dieu, dans un silence et un matérialisme presque païen. Il y a comme une forme de mysticisme dans cette attitude, mais un mysticisme qui passe par les choses du monde. Ce qui est sacré, c’est ce qui est ici-bas : les objets, les êtres, les paysages et la lumière qui tombe oblique en cette fin d’après-midi d’avril sur Forcalquier, pendant que j’écoute la fille de mon artiste préféré me parler de sa vie.

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Comment est né l’intérêt très fort qui lie vos parents à la France? Pouvez-vous situer les éléments qui en sont à l’origine ?
Je crois que oui… Ce n’est pas très courant en Angleterre. Les Anglais préfèrent les Allemands en général. Mais ma famille était très francophile. Elle avait beaucoup d’amis français. Et puis bien sûr, il y avait cette maison à Cassis, La Bergère, qui appartenait au colonel Teed. C’est ma mère, Vanessa Bell, qui avait trouvé cette maison, par l’intermédiaire de la mère de Duncan Grant. Cette dernière connaissait bien le colonel Teed.

Vous expliquez dans un de vos livres que votre mère prétendait que vous aviez du sang français…
Oui. C’était sans doute à moitié vrai seulement. Mais cela me plaisait. J’étais très jeune. C’était flatteur pour moi. Mon arrière-arrière-grand-mère, au XVIIIe siècle, se serait mariée à un page de Marie-Antoinette.  Cela remonte donc à assez loin. Et entre-temps, il a dû y avoir quelques mélanges un peu compliqués. Mais c’était pour nous, enfin pour moi, un moyen de me rattacher à tout ce que nous aimions de la France et de ce qui s’y passait sur le plan culturel. Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours entendu parler de la France en des termes élogieux, que ce soit par mes parents, par Roger Fry. Nous baignions dans cette atmosphère francophile. C’était pour moi quelque chose de naturel.

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Vous écrivez quelque part que l’attitude positive de votre mère à l’égard de la France n’était pas exempte d’un certain snobisme, alors qu’elle avait évité ce défaut dans la plupart des autres domaines…
C’est vrai. Le snobisme est souvent une manière de céder à une attraction qu’on n’explique pas, qui garde son mystère. Mais il y avait beaucoup d’affection et d’amour aussi dans son attitude, et notamment des attachements très forts pour des amis anglais dont les maisons s’égrenaient sur la côte entre Cassis et l’Italie : Aldous Huxley, les Bussy…

Vous avez connu Aldous Huxley personnellement ? Vous vous en souvenez ?
Oui, je me souviens très bien d’Aldous Huxley. Les Bussy, je ne les connaissais pas vraiment à l’époque, c’est beaucoup plus tard… Leur fille était une grande amie de mon frère Quentin… Dans le goût de ma mère pour la France intervenait beaucoup son admiration pour certains peintres comme Corot, Chardin, Seurat ou Cézanne. Elle appréciait les peintures plus charnelles qu’intellectuelles, en prise directe avec le réel, sans l’écran de la littérature.

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Ce que vous appelez « une solidité radieuse et pourtant divinement terre à terre dans un de vos livres…
Oui. C’est cela même.

Quels ont été les premiers contacts de Duncan Grant avec la France ?
Il y était venu je crois en 1902 pour sa santé, en séjour à Menton. C’était alors un adolescent. Il avait dix-sept ans. Il est resté quelques semaines chez Lady Colville, à la villa Henriette, à Menton. Puis en 1906, il a passé une année à Paris à étudier dans la nouvelle école de Jacques-Emile Blanche, La Palette, du côté des Invalides. Mais je n’étais pas encore née. Je me rappelle en revanche un séjour à Cassis en 1927, j’allais donc avoir neuf ans. Mon père était tombé malade. On a eu peur qu’il n’ait la fièvre typhoïde. Il était à Cassis avec sa mère, Ethel Grant, et sa soeur, Daisy MacNeil, qui avait un yacht et louait la villa Le Mimosa à Roland Penrose. Quand elle a appris qu’il était malade, ma mère a immédiatement décidé de le rejoindre. Nous l’avons suivie, la bonne et moi.

Vous logiez où ?
A l’hôtel Cendrillon les deux premières semaines, juste à côté du port. Ma mère rendait visite à Duncan Grant tous les jours. Et puis elle a fini par louer la villa Corsica au docteur Agostini. C’était un cube rouge et blanc. Je me rappelle qu’il y avait dans le jardin une glycine et un mimosa.

C’était avant que votre mère ne découvre La Bergère…
Oui. C’était une maison très modeste, une sorte de mas tout simple qui appartenait au colonel Teed. Ma mère a eu une sorte de coup de foudre. Elle a décidé de la louer et de la réparer à son goût. Elle aimait je crois la simplicité de l’endroit. Elle s’y sentait tout simplement en vacances. On voyait la mer à l’horizon, entre les arbres et les rochers. Elle ne se baignait jamais mais elle aimait ce trait de couleur qu’elle pouvait reproduire sur la toile, la lumière si merveilleuse et si pure, le contraste des couleurs du paysage, le bleu, l’ocre et l’argent, le dessin noueux des oliviers et des ceps de vigne. Christian Soleil

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