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Archives pour octobre 2008



Feist – « I Feel It All »

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Laura Veirs – Secret Someones

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Ballades avec les mots, 1975.

De mon mal être, j’ai fait un terrain de recherche, un jardin où creuser, des rivages à aborder, des richesses à trouver… tout un monde à inventer…

Ballades avec les mots, 1975. dans Balade avec les mots écrits sur des cahiers... image310

Suzanne Vega -Luka

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Ballade avec les mots… 1980

Ce que…

… tu finis par me reprocher…. Mais pourquoi ne fais-tu que regarder ? …  tu ne fais que regarder… toujours… ne sais-tu faire que cela ?…Elle restait sans pouvoir formuler les mots… ceux qu’elle aurait aimé dire… elle traversait la vie au milieu des turbulences affectives. Parfois elle aimait mieux dormir et son âme faisait des songes vaporeux… des fleurs s’ouvraient, saignaient, sanglotaient ou s’épanouissaient… en elle un monde se composait arraché au temps dans lequel la trace des larmes s’effaçait… et quand le tourment affleurait, l’effusion de ce monde imaginaire l’apaisait… et comment te dire cela… qu’elle vivait dans un jardin en transparence sous le réseau de la réalité visible… Alors tu prononças son prénom… Tessa… mais son regard restait obstinément fixe…et cela alla lentement vers elle… Tessa…et elle avait déjà tout compris… car c’était comme la porte que tu refermais au passage du chat qui voulait entrer… parce que c’était étrange pour toi… ce chat… parce que c’était vivre ailleurs et que tu ne voulais vivre que ta réalité… c’était juste avant que tu partes… avant Noël… cette période de désolation, de vide… où elle ne savait plus dire je…

J.M. G. Le Clézio, L’Inconnu sur la terre.

C’est cela le secret. Ce n’est pas une question qu’on pose, ni une pensée qu’on a. Ce n’est pas un sujet de conversation ni un thème de livre. C’est la surprise qui m’arrête d’un coup, un jour, sur un grand rocher blanc au bord de la mer : je vois un seul petit coquillage collé contre la paroi de pierre que mouille la mer.
Il n’a rien d’extraordinaire, pourtant, ce petit coquillage. Non, c’est simplement un de ces petits escargots de mer, assez commun, qu’on appelle un troque ; de ceux qu’on ne cherche pas pour faire un repas ou un collier.
Qui est-il ? Il ne voit personne, personne ne le voit. Mais tout à coup, tandis que je le prends et le regarde, il devient l’être le plus beau et le plus précieux que je puisse rencontrer, le dieu de ce rocher blanc, régnant dans sa royale solitude sur ce morceau de rivage, entre la lumière du soleil et la profondeur de la mer.

Il a formé sa coquille admirable, volute parfaite enroulée sur elle-même ; jour après jour, pour personne d’autre que pour lui-même, sans autre souci de beauté que celle de la vie : résistance aux impacts, aux coups des vagues, aux mandibules des prédateurs. La mer doit glisser sur sa coque comme sur un morceau du rocher, et les bernard-l’ermite doivent se lasser devant cette armure. Tout cela, on le sait, ce n’est pas une surprise. Alors quoi ? qu’est-ce qui étonne devant ce coquillage. Qu’est ce qu’il y a de merveilleux et de troublant qui semble venir de ce petit animal sans importance ? C’est peut-être ce sentiment étrange et familier en même temps d’une parfaite réussite, d’une harmonie incomparable, comme si l’invention même de la vie sur terre était inscrite dans le colimaçon de cette coquille, dans le mouvement de cette spirale ; l’invention d’une forme et d’une pensée dont l’ancienneté et le pouvoir ne semblent plus à la mesure de l’animal lui-même. Je veux dire, c’est comme si je voyais dans toute sa précision le mouvement de la vie, son tourbillon, son enchaînement magique de circonstances et de hasards, son but même, tout cela devenu réel, ayant laissé, ici, sur cette roche blanche, près de la mer, son signe originel, pareil à une graine.

J.M. G. Le Clézio, L’Inconnu sur la terre.

Extrait d’Iniji, poème d’Henri Michaux

« Si lourds
si lourds
si mornes leurs monuments
si empires, si quadrilatères
si écraseurs barbares, si vociférants,
et nous si nénuphar
si épis dans le vent
si loin du cortège
si mal dans la cérémonie
si peu de notre âge et tellement toujours à la promenade… »
Extrait d‘Iniji, poème d’Henri Michaux

Jean-Marie Le Clézio

« Il y a tant de savoir maudit qui embarrasse, qui obstrue. Ces mots, tous ces mots empoisonnés et menteurs qui engorgent, qui gonflent les muqueuses, qui empêchent l’air d’arriver. Tant de mots : tant de murs
Mais il y a d’autres mots qui libèrent, et on ne comprend pas pourquoi. Ne sont-ils pas les mêmes ? Ne sont-ils pas, eux aussi, du langage des hommes . Ils arrivent facilement, sans qu’on les cherche, ils sont légers, ils ne veulent rien, ils n’écrasent pas. Des mots aériens, suspendus sur le ciel blanc en escadres immobiles. C’est eux que l’on perçoit à présent, rien qu’eux. Comment un tel langage a-t-il pu s’inventer. On aimerait croire que c’est un mirage, un hasard, et pourtant on sait bien (à cause justement de tous les mots du langage lourd) que ce n’est pas une coïncidence. La musique ne trouble que la musique, et les mots d’
Iniji retrouvent au fond de vous leur propre image, comme survolant un grand lac immobile.
Le poème est venu de loin, comme cela, calmement, avec ses gestes, avec sa vie, pour vous retrouver.  »
(extrait du texte de J.M.G. Le Clézio sur
Iniji d’Henri Michaux)

Timide…

Timide... dans Le jardin des souvenirs poi10

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Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les coins et l'on ne se trouve pas. F KafKa

Auteur:

athisha

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