Archives pour mai 2008



Mettre de l’ordre

A quoi me sert ce blog et les autres ?

A quoi me sert d’écrire, de dessiner, de peindre ?

C’est toujours là présent en moi, depuis que je sais tenir un crayon, un besoin impérieux de noter beaucoup, partout, tous les jours, par divers moyens…

C’est peut-être simplement le besoin de mettre de l’ordre en moi, dans la profusion confuse de mon esprit, parce que c’est une souffrance cette profusion, comme une longue phrase qui n’aurait pas de point final, ni d’idée suivie et qu’il est impossible de  lire et surtout de comprendre !

Henri Michaux : La plume du peintre

Notre première rencontre date de là. Je ne parle pas un mot de français. Michaux pas un mot de chinois. On se comprend très bien. Notre langage commun, c’était la peinture. »
                                   Zao Wou-Ki

Henri Michaux : La plume du peintre dans LittératureHenri Michaux a toujours été intéressé par la peinture qu’il ne pouvait pas réellement dissocier de l’écriture. L’un allait avec l’autre. L’un éclairait l’autre. Dès 1939, il publie un recueil de ses poèmes accompagnés de ses dessins.

Sa rencontre avec la peinture fut pour lui un choc créateur « Quand je vis la première exposition de tableaux de Paul Klee, j’en revins, je me souviens, voûté d’un grand silence ». Paul Klee, Max Ernst, Giorgio Chirico et Salvador Dali lui ont ouvert un monde qu’il ne connaissait encore pas. Il s’y engouffra. A corps perdu. Pour rapprocher son art du plus profond de son être, il essaya même les drogues, dont la mescaline. On en a retiré les mescaliniens, sortes de rêves pleins ou de songes creux, où les lignes et les traits se mélangent ou se côtoient avec une poésie toute naturelle.

Dès son enfance, il a été fasciné par l’écriture et la calligraphie chinoise. Cette empreinte est restée dans toutes ses œuvres. Comment ne pas penser à cette influence quand on voit ses encres, ses mouvements ou ses estampes ? Les mouvements semblent précisément des caractères chinois que l’on aurait libérés de leur carcan. Libres, ils nous parlent directement, ils dansent pour nous les signes de l’écriture.

« Signes
 non de toit, de tunique ou de palais
 non d’archives et de dictionnaire du savoir
 mais de torsion, de violence, de bouscule-ment
 mais d’envie cinétique »
                (Mouvements)

michaux3 dans Peinturemichauxh

«Je cherche un être à envahir.» Henri Michaux

Melissa Bank – Manuel de chasse et de pêche à l’usage des filles et Prochain arrêt le Paradis

Je viens de lire deux livres de cet auteur l’un après l’autre. Melissa Bank décrit d’une plume élégante un quotidien réaliste, banal qui pourrait ennuyer mais qui pourtant se lit facilement sans ennui justement. Rien de littéraire dans tout cela, juste le « journal » de la vie d’une femme américaine bien rangée de la middle class, rien de spectaculaire ici, seulement le récit d’une existence attachante ou rien ne se passe vraiment, c’est là où réside l’intérêt que j’ai pris à cette lecture  car quoi de plus difficile que de décrire une vie où rien n’arrive finalement où tout est contenu dans la sobriété et l’équilibre  !

«  Melissa Bank écrit avec une douce ironie. Sophie, son héroïne, a des malheurs. De petits malheurs invisibles, comme tant de femmes habituées à jouer les figurantes. A l’école, déjà, on lui volait méchamment la vedette et, plus tard, à l’université, elle devra rester sur la touche en partageant des piaules à bon marché avec des copines qui la condamnent à faire tapisserie. «Je suis un gâteau solitaire oublié dans le moule», dira-t-elle, avant de recenser par le menu les discrets naufrages de sa vie riquiqui… »

Melissa Bank - Manuel de chasse et de pêche à l'usage des filles et Prochain arrêt le Paradis dans Littérature 9782743604202

Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage. H Michaux

snapshot20080423164912.jpgA quoi pensent les autres ? qu’aiment-ils ? les blogs sont-ils le reflet de ce qu’ils sont vraiment ? qu’ils soient jeunes ou vieux, il est rare que je me retrouve dans l’un d’eux… Et j’ignore toujours si cela me fait de la peine ou m’isole bien plus, à moins que cela me plaise…

 

Tobiasse – Artiste peintre

Sanguine, lavis, encre de Chine, peintures et fusain, l’art de Tobiasse embrase les esprits et embrasse le monde : « La danse des folles » (femmes aux seins proéminents) et « La fenêtre est un miroir qui capte l’avenir » (femmes nues plantureuses) deux de ses peintures mélange les tons pour noyer la raison : tantôt rouge terre et sang, tantôt simple fusain dans l’estampe du noir et blanc cristallin et pur, Tobiasse évoque le désir piquant l’âme, ce sel qui ronge le sang comme jamais et évoque à merveille cette danse qui tord le ventre dans l’axe de la nuit. Le coït s’implante sur le papier tout en glissant vers des délices sucrés, routes veloutées qui mènent aux entrailles de la terre. Habité par ce désir immense, profond, vaste comme la mer, il conjure les absurdités du monde dans la flamboyance des couleurs.

Tobiasse - Artiste peintre dans Peinture carents_portrait

Il fume de l’herbe et se voit danser avec les bergers sous un ciel d’étoiles. A l’aube le sang est la rosée de l’innocence, le parfum des infidèles qui fera peut-être oublier les jours d’absinthe passés à sombrer au bord des falaises, peuplés de haine et de désir. L’amour avait-il disparu ? L’air avait cette touffeur d’été et mêlait une odeur de sexe libre et de femme en folie. Ses mains allaient-elles lui obéirent ? Ou bien éclateraient-elles sous le poids du remords dans le creuset de la chair des villes profanées ?
Tobiasse se questionne sans cesse dans l’air méditerranéen qui respire l’origine des mondes. Il sombre dans l’angoisse de visions qui peuplent ses nuits, dans des jouissances enragées de dessins apocalyptiques qui déchirent les corps obscènes et facétieux roulant vers des abysses torrides. Pinceau en main il peindra ses regards taillés dans l’expression de l’extase sise entre les lèvres du labyrinthe chahuté. Comme si, au détour d’une phrase, au croisement d’une voix, il écoutait le chant des dieux immobiles dans une clarté qui ne fait pas d’ombre. Et sous la symphonie des grillons la lune peint ces femmes qui ont des creux sombres et de grandes vallées silencieuses. Beauté frappée des odalisques avec leur sexe brûlant comme un volcan. F. Xavier

carnets128 dans Peinture

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Le jardin des souvenirs

Le jardin des souvenirs dans Le jardin des souvenirs dsc02636ml7

Autre lieu d’enfance, le Cap Ferret,  autre lieu préféré entre tous, près de ma grand mère, celle que j’aimais, lieu privilégié de notre enfance qui me fit aimer la mer à jamais !

Le jardin des souvenirs

Le jardin des souvenirs dans Le jardin des souvenirs dsc02018de3

C’est le jardin de l’enfance, le jardin des chats, de l’insouciance…

Diane Keaton dans Looking for Mr. Goodbar – Richard Brooks

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Fille de catholiques irlandais intransigeants, Theresa Dunn est éducatrice dans une institution pour sourds-muets. Marquée dans sa jeunesse par la polio et, dans le monde adulte, par une relation douloureuse avec l’un de ses professeurs de facutlé, elle est à la recherche de quelque chose qu’elle ne peut définir. Le soir, elle se met à hanter les bars pour célibataires. Attirée par James, jeune inspecteur de l’assistance sociale, elle n’arrive pas à créer avec lui une relation équilibrée. Parallèlement, elle se lie à Tony, un jeune voyou dont les manières brutales et la virilité agressive la fascinent. C’est dans un des bars que Théresa fréquente que son destin va basculer…

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Tout oublier. Ouvrir la fenêtre. Vider la chambre. Elle est traversée par le vent. On ne voit que le vide, on cherche dans tous les coins et l'on ne se trouve pas. F KafKa

Auteur:

athisha

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  • Album : Mapplethorpe - Photographe
    <b>robertmapplethorpe.jpg</b> <br />

J’adore !

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«On n'est peut-être pas fait pour un seul moi.» «On n'est pas seul dans sa peau.» «La jeunesse, c'est quand on ne sait pas ce qui va arriver.» «Je cherche un être à envahir.» On veut trop être quelqu'un.» «Il cherche la jeunesse à mesure qu'il vieillit. Il l'espérait. Il l'attend encore. Mais il va bientôt mourir.» Henri Michaux

Les oiseaux noirs !

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La Musique

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Les anges déchus

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